dimanche 9 janvier 2011

You're my wonderwall...

The end, The Basement ferme ce soir, lieu mythique de la nuit beyrouthine resté ouvert même en 2006 pendant que Tsahal bombardait le quartier... Les bombes et la danse. Beirut don't die.
On se retrouve là avec Victor, 2h du mat', bien motivés pour pas laisser cette nuit nous échapper. Dans quelques temps on pourra dire « j'y étais ».
Boite libanaise typique. Les reines de la nuit sont magnifiques, robes super courtes et maquillages de star. On se croirait dans un clip de R'nb, et debout sur les tables elles dansent toujours plus longtemps pendant que la population masculine s'hypnotise de leurs jambes interminables qui bougent en rythme. Ne pas penser à demain.
« I don't believe that anybody feels the way i do about you now... » On essaye de se convaincre que c'est le cas mais en vrai nous sommes tous amoureux des filles qui bougent autour de nous... Rien de plus universel que l'effet d'une jolie fille sur un mec bourré, surtout ici. 2000 ans de métissages qui se noient dans un verre de Jack. Arrogance méditerranéenne, beautés brunes et bronzées, talons aiguilles enfoncées dans les canapés pour un numéro d'équilibriste impressionnant. Danser à deux grammes sur un canapé, perchées sur 10 cm de talons... Mais ca tient, ca passe, ca continue... Les yeux s'embrouillent et les sourires se figent. Elles ont vite fait de vous faire sentir tout petit les filles d'ici.
Max Roméo vient calmer tout ca, 2 minutes pour reprendre son souffle sur le reggae... « I chase the devil out of earth ». Chasser la guerre et la violence. Chasser la peur et la tristesse. A l'opposé de la mort il y'a la nuit beyrouthine.
Victor retrouve sa langue maternelle, tout revient en espagnol, je préfère quand il parle portugais. Le stade à pris une branlée contre Paris. Mais je m'en fout. On réfléchira demain. En attendant on danse, ne pas lâcher l'affaire.
Samedi soir à Beyrouth, futile, sonore, égoïste, chaleureux... Le jour se lève, la mer retrouve son bleu et les éclairages de la place des martyrs s'éteignent peu à peu pendant qu'on rentre dormir.
It's the end, il n'y aura plus de soirée ici. Le Basement est mort, vive le Basement.  

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