mardi 2 novembre 2010

Jour de pluie.

 Hier matin réveil brumeux, vagues souvenirs de la veille, soirée au Torino avec Lilly. Retour en taxi tard dans la nuit en essayant de pas penser aux mélanges... Mon amant de St Jean chanté à tue tête dans les rues de notre quartier, franche rigolade... La ville écrasé de chaleur, nuage jaunâtre de pollution visible à l'oeil nu, paysage qui se trouble dès qu'on regarde au loin, pas un souffle de vent. Difficile de respirer, ca m'a pris à la gorge dès que j'ai ouvert là fenêtre. Ca plus le mal de crane la journée semblait promettre beaucoup... Englouti deux litres de flotte avant de me coller sous une douche froide, de toute façon l'électricité était coupé y'avait pas d'eau chaude...
Filé à la corniche respirer un peu l'air de la mer, assis sur un banc plein de mosaïques à la Gaudi, j'ai bu un thé a la menthe en regardant les gens qui faisait leur footing, admiratif, car même assis sans bouger je dégoulinait de sueur et j'avais du mal à respirer... Bientôt c'est le marathon ici, je suppose que des gens le prépare...
Par contre ce matin le ciel était bleu, il faisait beau, rien ne laissait présager l'orage. J'ai gagné le comptoir du Camelot à pied, une bonne demie heure de marche et quelques photos pour relever mes mails, checker Elie mon pote serveur et chercher sur le net des cours d'arabe abordables. Pas installé depuis 10 minutes que l'orage éclatait. J'avais bien vu quelques nuages sur la mer en arrivant mais il y'en a souvent... Gemmayzé sous la pluie, la grosse pluie, un orage d'été qui dure dix minutes mais coupe l'électricité dans le bar. Ben voilà, il pleut ici aussi, je commençais à en douter.
A part les orages violents, le ciel est toujours bleu, rien ne laisse présager qu'on est déjà début novembre. La seule différence notable est que en soirée il faut mettre un sweat pour rester dehors, ma veste en cuir tire la gueule sur porte manteaux.
J'attendais la réponse d'une colloc plus proche du centre, moins cher et plus grande que mon appart, mais la réponse ne vient pas malgré mes relances, je vais donc laisser tomber, je suis pas mal à forn el shebbak de toute façon. Puis si par hasard le mec de l'annonce se réveille il sera toujours temps d'aviser.
Gouté le vin libanais, du Ksara, château Le Prieuré, un cabernet sauvignon qui se retrouve dans la Bekaa grâce aux français et qui est plutôt bon, meilleurs que beaucoup de Gaillac et de Cahors qu'on rencontre dans les soirées toulousaines. Bon par contre il tire un bon 14° et tabasse quand même pas mal, faut faire gaffe. J'ai aussi gouté l'Arak, qui passe pour la boisson nationale, une anisette proche de celle de beaucoup de pays méditerranéens (Grèce et Turquie pour ce que je connais...). Honnêtement j'accroche pas trop. Par bonheur la plupart des bars ont du Fernet Branca, ce qui me permet de boire des fernet-coca en souvenir du bon vieux temps au 23rdQ. Parfois quand je suis sur la corniche je bois un ptit Ricard face à la mer. Voilà pour le chapitre festif, et avec le week end de trois jours Beyrouth était assez festive... Au Torino une fille m'a payé un verre de rosé en me disant c'est ca que tu vas trouver au Liban, des jolies filles et de l'alcool... C'est pas exactement ce que je suis venu chercher mais bon, je suis pas un garçon contrariant... Quoi qu'il en soit la vie nocturne est assez folle ici, les bars sont pleins, les gens font la fête tous les soirs. Du moins dans les trois quartiers qui semblent voués essentiellement à la nuit, Hamra, Monot, Gemmayzé...
Sinon tous les cours d'arabe que j'ai vu sont assez chers, je continue de chercher mais c'est pas évident, je pense que je vais me retrouver à la mission culturelle française qui en propose un peu moins cher que les écoles privées et qui en plus à l'avantage d'être accessible à pied depuis chez moi. Le point négatif c'est que c'est pas avec ça que je vais rencontrer des libanais. Joseph, le serveur du Camelot joue au Handball, je suis entrain de voir si il serait possible de rejoindre l'équipe, là encore plus pour socialiser que pour le jeu, j'ai des doutes sur mon niveau après tout ce temps, mais je dois encore être capable de dépanner sur une aile...
Une petite photo pour finir, même si elle est pas de moi : « Beyrouth ne meurs pas. »

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