mardi 21 décembre 2010

Kadisha, la vallée sainte.

Saturation de Beyrouth, pollution, chaleur, bruit... Envie de frais, d'air, de nature et de calme. La meilleure pote de Sylvain est là pour quelques jours, c'est l'occasion d'aller dans la montagne ce week end.
Samedi soir on mange chez Sylvain, à Khaldé à perpette dans la banlieue sud. Drapeaux du Hezb dans la rue et ses huit collocs syriens qui découvrent la bouffe française. Osso Bouco à l'agneau car pas trouvé de boeuf et crèpes au Nutella. On finit la soirée à Hamra ce qui me permet de voir l'ambassadeur d'Australie sortir bien torché du bar et tituber jusqu'à sa voiture avec chauffeur, belle rigolade.
Trois heures de sommeil et le lendemain je suis d'une sale humeur en rejoignant les autres. Bus jusqu'à Tripoli, je somnole plus ou moins pendant le trajet. Changement de bus et on monte dans la montagne jusqu'à Bécharré, la ville située au fond de La vallée de la Kadisha. Cette vallée est blindée de monastères et d'églises à moitié troglodytes. C'est ici que se réfugient les chrétiens à chaque fois que ca craint pour eux, ce qui arrive régulièrement depuis le début du christianisme. La vallée est super encaissée, difficile d'accès, ils la tiennent depuis 2000 ans et vu le terrain ca n'a rien d'étonnant. Même l'armée syrienne qui à occupé le Liban 30 ans n'a jamais réussi à prendre pied ici. Discussion sur le sujet avec Sylvain, on évoque la Sierra Maestra et « Révolution dans la révolution » Régis Debray. Ca m'évite de penser à la route mouillée qui serpente le long du précipice pendant que le chauffeur téléphone et se retourne vers nous pour nous convaincre d'aller bouffer dans le resto d'un de ses potes. C'est chiant d'avoir peur du vide.


Arrivée à Bécharée, ville de naissance de Khalil Gibran (écrivain, peintre et sculpteur libanais) et fief des Forces Libanaises. Il fait super froid, il tombe de la neige fondue avec le brouillard on y voit comme à travers un pelle. Enfin de retour dans mon élément: l'hiver. Je cavale hors du bus pour faire une boule de neige et la balancer dans la face de Sylvain. Ca me manquait. On passe l'aprem au resto, bien calés près de la cheminée. De toute façon vu le temps on peut pas faire grand chose.
Le lendemain c'est grand soleil, montagnes enneigées sur fond de ciel bleu en prenant le petit dèj sur la terrasse de l'auberge. Grandiose. Motivation et on part voir les cèdres, situés au dessus de la ville. A pied histoire de faire du sport. Bonne ballade de deux heures dans la montagne libanaise.
Les cèdres sont là, le peu qu'il en reste, un bosquet entouré par des grilles. Patrimoine mondial de l'humanité, super protégé. Couper un cèdres ca vaut 5 ans fermes ici. Les arbres sont magnifiques, c'est triste qu'il y'en ai si peu, en venant au Liban je m'attendais à des forêts de grands cèdres. C'est plus vraiment çà. Au moins je les ai vu, je pourrais le dire quand on me poseras la question sur Facebook: « Alors t'as vu des cèdres? ». Oui j'en ai vu. Discussion avec un vieux qui nous montre l'ancienne caserne française ou De Gaulle à dormi il y'a longtemps. « Grand homme monsieur De Gaulle! » on acquiesce et je garde mes réflexions de gauchiste pour moi en me concentrant sur le café qui fume dans ma main.
Plus loin sur la montagne on distingue les remontées mécaniques qui ne tournent pas encore. Les pistes ont l'air pas mal et y'a quelques couloirs qui ont l'air bien sympas. Je regarde Sylvain dont les yeux brilles en regardant les télésièges, je dois avoir les mêmes. En redescendant on jette un oeil au boutiques de location. Le matos est bien old school, mais j'appercois une paire de Bandit flambant neuve derrière le comptoir. Je passe la main sur les carres, affutées comme des rasoirs. Belle promesse pour les week ends a venir. 

1 commentaire:

  1. l'osso bocco se prépare avec du veau et non du boeuf!!! de plus on doit trouver plus "français" comme plat!!!

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