J'étais pas sûr que cela viendrais. Les jours défilaient sans la moindre goutte de pluie, il faisait toujours chaud, même au coeur de la nuit. Puis ce week-end c'est venu d'un coup. Enormes orages sur Beyrouth, la température qui chute brusquement et des éclairs partout. Le ciel qui vire au blanc pendant quelques secondes. Il pleut des cordes pendant deux jours, sans jamais s'arrêter, comme si toute la pluie de l'automne tombait en 48 heures. Le vent est super violent, la pluie bat sur les vitres en continu, super fort, c'est assez pénible quand ca dure deux jours sans s'arrêter. Le tonnerre est assourdissant, presque flippant quand tout d'un coup les vitres se mettent à trembler. Je croyais avoir signé pour un pays chaud et on se croirait à Quimper. Les projets du week-end prennent un méchant coup dans l'aile. Pas de sortie à Tyr, ni même de soirée samedi soir. Les gens restent chez eux à attendre que cela passe. On fait livrer des pizzas on avance dans les séries en retard. Une saison et demie de Dexter en un week-end. Je commence à bosser sur un article qui va traiter de la vision de la France qu'ont les libanais. J'attendais ce week-end, comme tous les week-end, mais la tempête refroidit tout, à commencer par moi. J'ai froid pour la première fois depuis mon arrivée. Mon immeuble n'est pas chauffé, je retouche des photos sur mon lit avec ma polaire ,mon sweat a capuche et un bonnet de père-noël (il faut que j'achète un vrai bonnet si ça continue). Je suis sorti 3 minutes acheter de l'eau, rentré trempé comme une soupe et découragé pour toute nouvelles tentative... Je me prends déjà des flips en taxi quand il fait beau alors sous la pluie j'ai pas eu le courage de tenter l'aventure. Alex à vu la cuve d'eau du toit de l'immeuble en face s'envoler pour atterrir sur la terrasse des voisins. J'aurais bien aimé voir ça... Le point positif c'est qu'il doit neiger dans la vallée de la Khadisha, je vais pouvoir aller skier. Et photographier les cèdres sous la neige. Sylvain monte dans les tours de jour en jour, le ski qui n'était qu'un sujet parmi d'autres commence à revenir de plus en plus souvent dans nos conversations... Je pense aux initiateurs et ce week-end j'ai regretté de pas avoir embarqué un blouson orange du SUAPS, j'aurais pu représenter le Mirail. Quoi qu'il en soit je suis un peu fatigué de me faire chambrer, comme si les Pyrénées n'était qu'une blague, un genre de Massif central, sympa pour faire de la rando... Va falloir que je lui montre que y'a pas que dans les Alpes qu'on sait carver.
Lundi matin ca s'est calmé, le ciel bien que nuageux est redevenu bleu, il fait moins froid. Les journaux hurlent au scandale car le gouvernement n'a rien fait pendant la tempête. La semaine dernière c'était les même titres pour gueuler contre les incendies et la sécheresse. Beaucoup de coupures d'électricités, l'eau chaude par intermittence. C'est un peu usant. Passé mon dernier cours d'arabe à discuter dans le noir avec Ferras. C'est cool de pouvoir vraiment discuter politique avec un Libanais, mais ça ne m'aide pas à progresser. J'en suis à faire des phrases simples et m'envoyer des pages et des pages de vocabulaires et de conjugaison... C'est vraiment pas évident comme langue. J'enchaine les clopes et les chocolats chauds en bossant sur la table de mon appart.
Le temps à l'air de vouloir se calmer, si on en croit la météo il devrait à nouveau faire 25° dès jeudi. Je commençais à croire que l'hiver me manquait mais en fait il me tarde de retrouver le beau temps des dernières semaines. On s'habitue vite à sortir en tee-shirt début décembre.
Sinon tout va bien, je commence à être en manque de bouffe française, tous ceux qui rentrent à Noël réfléchissent au menu de réveillon qu'ils vont demander à leur parents. Je donnerais un rein pour un magret de canard et j'ai rêvé d'une raclette l'autre nuit, ici la charcuterie et le fromage coutent un bras et encore c'est si on à la chance d'en trouver...
Heureusement j'ai été invité à la soirée de départ de Justine, la toulousaine dont j'ai parlé sur Facebook, elle a cuisiné un pur gratin dauphinois j'en aurais chialé tellement c'était bon, je dirais plus jamais de mal de l'IEP de Toulouse. Pour le réveillon de Noël je crois que je vais craquer et aller bouffer à « L'entrecôte », oui oui comme à Jeanne d'Arc, c'est la même chaine, exactementt le même resto à part qu'onréservee au lieu de faire la queue devant comme des cons. Faut que je vérifie mais je crois qu'ils ont du Cassoulet...
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