samedi 16 octobre 2010

Beirut, in the end.

Enfin, j'y suis, Beyrouth premier jour. Après la nuit dans un hôtel assez pourri je suis attablé dans un café, quartier Hamra, celui des commerces, des bars et de l'université américaine dont je devine les bâtiments au loin. Le ciel est bleu et la chaleur agréable, je repense a la grisaille parisienne d'hier matin, je suis pas mécontent d'être ici.
Pour faire vite le voyage s'est bien passé, assis a coté d'un prof d'économie londonien qui partait quelques jours au soleil a Chypre, il enquillait les bloody mary et j'ai siroté un bière chypriote dégueulasse. Rebelote avec le repas et un vin rouge servi glacé. J'ai souri en pensant à la tête qu'aurait fait Paulo devant une bouteille de rouge glacé. Si vous voulez mon avis Chypre devrait arrêter de produire de l'alcool parce que à ce que j'ai vu c'est pas vraiment une réussite.
Rencontré un libanais dans l'avion, Georges. Il m'a donné son numéro et fait promettre de l'appeler dès qu'il serait de retour a Beyrouth (là il passe quelques jours a Chypre) Je ne sait pas trop qui c'est mais il a l'air d'être quelqu'un d'important ici, ou du moins de riche parce qu'il à une villa a son nom près du Palais présidentiel et une voiture avec chauffeur qu'il ma proposé de contacter pour me conduire de l'aéroport à l'hôtel, j'ai refusé, envie de me frotter d'entrée aux chauffeurs de taxi, histoire de savoir a peu près comment ca se passe ( pas de compteur, on négocie les prix, on pousse pour faire démarrer la bagnole au départ...).
Après tout ce temps à en parler l'arrivé a été un soulagement, enfin le Liban, enfin la fin des préparatifs et le début du voyage, grosse envie d'embrasser le douanier qui m'a tendu mon passeport en souriant: «  Bienvenue au Liban ». Dutty free, bagages et enfin premiers pas hors de l'aéroport. Chaleur violente et pollution qui prend à la gorge a peine franchie la porte, je suppose de dans quelques jours je n'y ferais plus gaffe. Savouré ma première cigarette avant de me lancer dans la négociation avec le chauffeur de taxi, on m'avait dit de pas payer plus de 25$, c'est le tarif que j'ai eu, je suppose que j'aurais pu avoir moins mais bon c'est pas mal pour un début. Après avoir poussé la voiture on se lance enfin sur l'autoroute (quand je dis autoroute ca n'a que peu de rapport avec une autoroute française) qui conduit au centre ville, le chauffeur appelle des potes a lui, me les passe pour que je leur donne le nom de l'hôtel qu'il puissent lui expliquer ou il est. Assez drôle au final. Au bord de la route des drapeaux iranienset des grands portraits de Mahmoud Amadinedjab (oublié l'orthographe...) qui vient de finir une visite officielle. On m'avait prévenu que le code la route était particulier et c'est le cas, pas de priorités, des feux rouges qui fonctionnent plus ou moins et le klaxon omniprésent. Beyrouth by night, les éclairages sont faibles et les voitures roulent a toute allure, scooters sur autoroute, vieilles mercedes déglinguées a coté de 4x4 flambants neufs. En se rapprochant du centre on commence a croiser des piétons, de sortie en ce vendredi soir. Beaucoup de jeunes, super sapés, élégants et joyeux...
Arrivé dans ma chambre d'hôtel, la chasse d'eau marche pas et il y'a une douche de vestiaire, c'est a dire sans bac et l'eau s'écoule direct sur le sol de la salle de bain ce qui peut être assez sympa pour peu que le sol soit en pente vers l'évacuation d'eau... Salle de bain inondée et fou rire nerveux. J'aurais aimé sortir faire un tour mais honnêtement après la douche je m'écroule sur le lit et m'endors lumière allumée.
J'ai quitté l'hôtel ce matin je vais essayer les auberges de jeunesse que j'ai repéré dans mon guide en espérant qu'il y ait de la place. Mon sac est lourd et encombrant donc j'aimerais bien pouvoir le laisser quelque part. J'ai eu Gilbert au téléphone, je dois le rappeler un peu plus tard, j'aimerais bien le voir aujourd'hui vu que c'est mon seul contact, il à l'air vraiment cool, ma expliqué deux trois trucs sur le quartier ou je me trouve et a l'air super motivé pour me balader dans la nuit libanaise. On est samedi et il est pas sur d'être à Beyrouth ce soir, mais si c'est le cas je pense que je vais pas me coucher tôt. Voilà, c'est a peu près tout ce que je peux vous raconter pour l'instant, je vais me balader un peu cet aprem et essayer de découvrir la ville, en attendant je finis mon café glacé à la terrasse du café Costa. La journée est belle, j'espère qu'elle va le rester.

3 commentaires:

  1. Ton avenir d'homme oisif marié à une fille riche qui t'entretient dépend de ton coup de fil à Georges. Appelle Georges, Pierre.

    RépondreSupprimer
  2. Si t'aime le pain marqouq cuit sur un saj, c'est ton destin.

    RépondreSupprimer